La Serbie en marche vers l’économie verte ! [sr]

L’Institut français de Serbie a accueilli, le 30 novembre 2016, un panel, organisé par le Centre pour la politique publique internationale de Belgrade. La discussion a réuni plus de soixante étudiants, surtout issus de la faculté de sciences politiques de l’Université de Belgrade, autour de M. Aleksandar Antić, ministre serbe de l’énergie et des mines, de Mme Christine Moro, Ambassadeur de France en Serbie, de Mme Danijela Božanić, chef du département des changements climatiques du Ministère serbe de l’agriculture et de la protection de l’environnement et de Mme Ana Vuković, Professeur à la faculté d’agriculture de l’Université de Belgrade.

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Les échanges ont porté sur les engagements et avancées serbes dans la lutte contre le changement climatique et pour la mise en œuvre de l’accord de Paris, entré en vigueur le 4 novembre 2016, et que la Serbie devrait ratifier au premier semestre 2017.

La Serbie a pris de nombreux engagements sur la base de cet accord et, comme l’a souligné le ministre Antic, des investissements importants ont déjà été réalisés, à hauteur de 200 millions d’euros. Alors que la part d’énergies renouvelables en Serbie est actuellement de 22% de la consommation énergétique, le ministre a souligné l’importance de développer la biomasse comme source d’énergie propre, afin d’atteindre l’objectif de 27% d’énergies renouvelables en 2020. Il a évoqué, à cet égard, la première centrale à biomasse récemment ouverte à Zrenjanin. Le ministre a réaffirmé l’engagement serbe en faveur de l’économie et de l’énergie vertes qui, à ses yeux, sont « l’avenir de la Serbie et des villages serbes ».

Interrogée sur le leadership de la France dans la lutte contre le changement climatique et les modèles dont la Serbie pourrait s’inspirer, l’Ambassadeur de France a insisté sur l’importance de la loi sur la transition énergétique adoptée en 2015 en France. Elle a cité des exemples de mesures prises récemment afin d’interdire par exemple l’utilisation de sacs en plastique qui polluent les écosystèmes terrestres et marins. « Il revient aussi aux citoyens d’adopter des choix éco-responsables pour favoriser l’économie verte » a-t-elle ajouté.

Un an après la COP21, cette rencontre a mis en valeur les avancées serbes dans ce secteur majeur et a montré que la prise de conscience citoyenne est de plus en plus forte dans le pays.

Dernière modification : 12/12/2016

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